Faut-il se réjouir de la flambée des prix à Paris ?
La flambée des prix de l’immobilier est un des sujets favoris des médias. Il réconforte les propriétaires et active l’envie de ceux qui veulent le devenir. Voilà assurément un sujet qui plait au plus grand nombre. Selon les experts du secteur, après un moment de pause, la flambée des prix serait de retour, particulièrement à Paris et dans sa proche couronne qui creuserait ainsi l’écart avec les capitales régionales. Les prix de l’immobilier dans la capitale auraient retrouvé leur niveau de 2008, veille de la crise financière.
Qu’en déduire ? Que Paris reste une capitale qui fait fantasmer. Attractive pour sa qualité de vie au point de devenir une ville de pied-à-terre pour étrangers en mal de dépaysement. Attractive aussi pour tous ceux qui sont à l’affût de «bons» placements pour sécuriser leurs vieux jours. Mais pour les autres, est-ce bien sûr ? Différents classements de villes «où il fait bon vivre» (autre sujet de prédilection de la presse) montrent que Paris n’y figure jamais en tête. D’autres sondages viennent souligner que les Parisiens sont de plus en plus nombreux à vouloir quitter leur ville au nom d’une quête de meilleure qualité de vie.
Recherchée par ceux qui ne souhaitent pas nécessairement l’habiter et remise en cause par ceux qui la fréquentent, Paris n’est-elle pas en train de devenir une ville artificielle ? Une ville davantage appréciée pour son décor et ses plaisirs qu’un lieu de vie quotidienne.
N’oublions pas que l’immobilier est affaire de vie avant d’être affaire de prix.
Patrick Chappey, Fondateur de Gererseul.com
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70 % des français veulent acheter leur résidence principale
Valeur refuge pour les épargnants, l’immobilier semble être au cœur des préoccupations des ménages français selon le dernier sondage réalisé par et l’institut d’études OpinionWay. Près de 10 millions de Français ont un projet immobilier et 50 % de ceux qui ont un projet d’achat pensent le concrétiser dans les 12 mois à venir. « Parmi eux, 70 % veulent acheter leur résidence principale, 5 % une résidence secondaire et 25 % souhaitent faire un investissement locatif, indique le portail AvendreAlouer.fr. La moitié des candidats à l’achat ont un budget situé entre 100 000 et 200 000 euros. Les revenus les plus modestes sont prêts à dépenser en moyenne 2 200 €/m² alors que les revenus les plus hauts peuvent dépenser presque 3 500 €/m² ». Les propriétaires, interrogés leurs motivations d’achat, invoquent principalement des motivations financières. Pour 22 % d’entre eux, les loyers sont devenus trop chers et il s’agit de la meilleure façon de placer son argent pour 21 % des sondés. Ensuite, 15 % d’entre eux veulent être sûr d’avoir un toit à la retraite et 7 % souhaitent pouvoir transmettre un patrimoine à leurs enfants.
Reste cependant à pouvoir concrétiser son projet immobilier : « Parmi les Français ayant un projet d’achat, ils ne sont que 19 % à ne rencontrer aucun frein dans leur démarche d’achat pour le moment », 42 % doivent encore économiser pour avoir un meilleur apport, 34 % ne trouvent pas de bien immobilier qui leur plaise dans leur budget, 18 % n’ont pas encore obtenu de prêt et 14 % ont peur du chômage ou n’ont pas un emploi stable. Malgré des taux de crédit historiquement bas, obtenir son prêt immobilier nécessite de bien préparer son projet pour trouver le financement adapté : 87 % des propriétaires ont eu recours à un crédit immobilier pour financer leur acquisition et pour près de 4 emprunteurs sur 5, il s’agit d’un prêt longue durée, de plus de 15 ans.
Tags: achat immobilier, devenir propriétaire, marché immobilier, résidence principale, résidence secondaire, valeur refuge
Les prix de l’immobilier ont beau remonter, les taux d’intérêts sont toujours aussi bas. Ces derniers restent près de leur plancher historique, selon une étude de l’Observatoire Crédit Logement/CSA publiée lundi. Et la situation devrait continuer au moins jusqu’à la fin de l’année.
Plancher historique
Pour le mois de juillet 2010, les taux moyens des prêts immobiliers sont restés stables à 3,39% (hors assurances et coût des sûretés) contre 3,38% en juin. Ils sont donc pratiquement redescendus à leur plus bas niveau, 3,36%, observé au cours du 4ème trimestre 2005.
Les taux étaient encore de 3,93% au troisième trimestre 2009 et de 5,07% au 4e trimestre 2008. Pour la première fois en France, la moitié des prêts accordés (50,9%) se situent même en dessous de 3,5%, souligne l’étude,
La durée moyenne des prêts immobiliers n’a aussi que peu évoluée ce mois-ci: un Français met toujours en moyenne 17,3 années pour rembourser son emprunt.
Bonnes conditions
Les conditions pour se lancer dans un crédit immobilier restent donc bonnes, selon l’Observatoire. Par rapport à un même capital emprunté, le niveau de mensualités à rembourser est ainsi inférieur de 10% à celui de décembre 2008.
Et que les acheteurs potentiels se rassurent, la situation ne risque pas de changer rapidement. Les taux d’intérêt devraient rester historiquement bas jusqu’à la fin 2010, pour remonter l’année prochaine, selon le 11ème observatoire du crédit immobilier, publié fin mai par le courtier Meillerutaux.com.
Français frileux
Mais la baisse des taux n’incite pas pour autant les Français à se lancer dans l’achat de leur logement.
Le total des crédits immobiliers accordés par les banques devrait s’élever à 140 milliards d’euros en 2010, en progression de seulement 17% sur 2009. Un montant bien inférieur à celui du début de la crise (141,19 milliards d’euros en 2008) et au record de 2007 (170,23 milliards d’euros), selon une autre étude de l’Observatoire Crédit Logement/CSA publiée il y a quelques jours.
«Les principaux freins à une véritable reprise des emprunts sont le chômage et les perspectives du pouvoir d’achat», expliquait à l’AFP le professeur Michel Mouillart, auteur de l’étude.
Autre raison de cette frilosité: l’envolée des prix de l’immobilier ancien, désormais proches de ceux de 2008. Malgré l’intermède de la crise, les prix du m2 ont explosé de 140% depuis la fin des années 90 et ont été multipliés par 22 depuis 1964. Des chiffres sans commune mesure avec l’inflation.
Article publié par 20 minutes.fr le 03/08/2010
Tags: achat de logement, achat immobilier, prêt bancaire, taux d'intéret bancaires
Le marché de l’immobilier de luxe au beau fixe
Challenges.fr nous l’apprend ce matin, le marché de l’immobilier de prestige se porte comme un charme, à tel point que Sotheby’s International Realty France a observé une hausse de 36% du volume des ventes au second trimestre 2010 en comparaison à la même période en 2009.
Et cette éclaircie vient même après un premier trimestre très encourageant : « Au 1er trimestre, traditionnellement le plus faible de l’année, nous avions déjà vu une augmentation de 125 % en volume de vente par rapport à 2009. Après des ventes de 71,5 millions d’euros au 1er trimestre 2010, nous avons maintenant pu enregistrer un volume de vente de 78, 5 millions d’euros au 2ème trimestre, soit une augmentation de plus de 11 % par rapport au 1er trimestre 2010 », précise Alexander Kraft, président – directeur général de Sotheby’s International Realty France.
Ainsi donc, Challenges.fr nous apprend que du 1 avril au 30 juin 2010 ce sont 87 ventes de propriétés haut de gamme qui se sont réalisées en France, soit une progression de 21% par rapport au 1er trimestre 2010.
Cependant, le prix de vente moyen au second trimestre d’un bien était de 902K€ contre 994,5K€ au 1er trimestre et pour Alexander Kraft « Ce développement nous confirme deux choses : premièrement, que la reprise du marché immobilier de prestige continue dans toute la France, sur tous les marchés. Deuxièmement, qu’il est impératif que les prix restent à des niveaux réalistes. Les transactions se font à la condition que les prix soient ajustés par rapport aux prix de l’année 2008 »
Et le groupe reste confiant quant à l’évolution future du marché puisque : « Le nombre de propriétés actuellement sous compromis de vente annonce un 3ème trimestre également fort, encore supérieur aux 1er et 2ème trimestres », explique-t-il.
De quoi ouverir sept nouvelles agences au cours des deux premiers trimestres 2010 et au moins 3 nouvelles agences dans les six mois à venir (Lyon, dans le Var, et en Haute-Savoie).
Crise, qui dit crise?!



